07 août 2008
« A l'aube. »
Une demoiselle était assise à une terrasse d'un petit café, cachée derrière de grosses lunettes mouches. Le nez en l'air, le soleil caressait ses longs cheveux blonds. Sur la table en teck du café : un thé glacé à moitié plein et un portable Motorola. Le Motorola vibra et la jeune fille regarda la personne qui l'appelait. Une moue boudeuse se dessina sur son visage. Contre son gré, elle décrocha :
« - Oui ?
- Maaaa chériiiiiiiie! Comment vas-tu? Ne me dis rien, je parie que tu vas très bien ! Non, mais, attends, tu as vu le soleil qu'on a? Tu NE peux que bien aller. Ton père, pardon, ton beau-père et moi, nous nous la coulons douce à Hawaï. Pourquoi n'es-tu pas venue au fait? Ah, oui, je me souviens, les exams.. Bref, donc, revenons-en à moi, ma puce..»
Voilà pourquoi, Lilly ne supportait plus sa mère. Elle ne faisait que de parler d'elle, tout le temps. Elle faisait quasi des crises de panique si elle parlait plus de deux minutes de quelqu'un d'autre.. qu'elle-même. Elle n'écoutait plus, elle distinguait juste quelques paroles ici et là. Bref. Ça la soulait :
«Cool, maman. Profites-en bien, hein. J'te laisse.»
Elle raccrocha, laissant sa mère indignée à l'autre bout du fil. Elle alluma une cigarette, bu son thé glacé, paya et remonta une rue. Elle s'arrêta devant un grand immeuble, un sourire triste sur le visage. Elle poussa la lourde porte et s'engouffra dans le couloir sombre et sinistre. Elle monta quatre à quatre les six étages. Elle n'avait pas le choix : l'ascenseur était bloqué au huitième. Elle arriva devant une porte verte foncé. Des noms écrits en doré y étaient inscrits dessus. Elle ne sonna pas, entra juste. Une femme assez ronde arriva à sa rencontre, la serra dans ses bras et lui indiqua le chemin..
09 août 2008
« The end has no end »
Elle s'arrêta sur le pas de la porte, et l'observa quelques secondes. Des tas de fils reliaient son corps à une machine bizarre. Elle s'avança, tira la seule chaise près du lit, et lui prit doucement la main. Dans un sursaut, il se réveilla, ouvra ses yeux alourdis par les blessures. Dans un léger souffle, faisant presque preuve d'une force surhumaine, il se mis assis dans le lit.
« Hé, frangine..», arriva-t-il juste à dire.
Elle caressa ses cheveux de sa main libre, et lui sourit. Un petit sourire.
« Désolé ». Elle aurait pu dire :
« Tu peux! 2 ans que tout le monde te croit mort, que Monsieur ne donne pas, non, pardon, PLUS de nouvelles. 2 ans, que tous les jours, je vois dans les yeux de chacun des questions qu'on n'ose pas me poser à ton sujet. 2 ans que je me débrouille seule, en attendant que ta soif de liberté soit assoupie. 2 putains d'années que tu m'as laissé tomber! Puis-je encore te faire confiance? Pire, ne repartiras-tu pas, encore, me laissant seule? Le comprends-tu, seulement, que je crie ton nom tout le temps, depuis 2 ANS? Si tu savais, comment, je te déteste.»
Mais, elle ne dis rien. Lui sourit, vraiment, cette fois. Elle n'était pas du genre à se laissait emporter et à crier comme ça sur quelqu'un. En plus, il avait assez souffert, comme ça. C'était son grand frère, après tout. Et, de toute façon, à cet instant, elle ne pouvait dire mot, elle était trop émue de le revoir, là, dans son lit, quasi immobile.
« Time to pretend »
Ils se regardèrent, alors, pendant longtemps, en silence, se comprenant malgré tout, comme, seuls des frères et sœurs peuvent faire. Puis, l'infirmière privé entra et demanda - non, ordonna - amèrement à Lilly de partir. Celle-ci la regarda méchamment, déposa un baiser sur le front de son frère et partit. Elle murmura un «Connasse» à l'intention de l'infirmière. Elle se dirigea alors vers un parc, n'importe lequel, pourvu qu'il y est un banc en bois. Elle s'assit sur le premier qu'elle vu et fit le point. Sur sa vie.
Lilly, 16 ans et quelques jours. Un grand frère «plus-fêtard-tu-meurs», avide de sensations (très) fortes. Des parents. Une bonne. Un chauffeur. Tout ça rien qu'à elle. Mais, les trois, plus inutiles les uns que les autres. Dépucelée à 14 ans par le meilleur ami de son frère qu'elle aimait - aime? - en secret. Tous les trois formaient un trio de choc, juste avant le départ de son frangin. Depuis toute petite, Lilly traînait toujours avec son frère. A 11 ans, elle avait pris sa première grosse cuite. A 12 ans, elle avait déjà goûté à la drogue. A 13 ans, elle ne s'en souvenait plus vraiment. Elle avait juste fait la fête pendant toute l'année et avait été plus d'une fois bien amochée. Elle suivait son frère et son meilleur ami - Hugo - partout. Ils la protégeaient comme personne ne le faisait. Jamais un gars n'avait pu la toucher, lui faire du mal. Il y en avait toujours un dans les parages. Ça lui plaisait, vraiment. Pour autant, elle n'était pas conne ou ne connaissait rien à la vie. Non, elle avait une maturité à couper le souffle, une intelligence bien cachée et surtout, une beauté invraisemblable qu'elle ignorait. Quand les gars se retournés sur elle, ou les minettes la regardaient avec envie, elle se retournait toujours et se demandait qui pouvait susciter autant d'admiration. Son visage était un visage d'ange, d'enfant, et elle jouait beaucoup sur ça. Avoir l'air innocent l'amusait toujours énormément. Pourtant, c'était loin d'en être une des petites filles modèles.
« You talk »
Un peu plus loin, un garçon étonnement beau se dirigeait vers le parc où se trouvait Lilly. Il l'a remarqua de très loin, tout de suite. En même temps, on ne voyait, un peu qu'elle. Tellement parfaite. Bref. Un sourire heureux fendit son visage. Il revenait de trois mois dans un centre pour «consommation de substances illicites». Tiens.. Il accéléra le pas, sans vraiment s'en rendre compte et, dans un temps, anormalement rapide, lui aussi, fit le point.
Hugo, grand brun ténébreux, toutes les filles de New York amoureuse de lui. Lui, en avait, royalement, rien à foutre. Celles qui se présentaient à lui, il les baisaient si s'était des salopes. Sinon, il les remballait. Gentiment, mais les remballait. C'était un gentil connard, comme Lilly l'appelait. SON gentil connard. Lilly, putain. Il riait carrément là. Il était sobre pour une fois, et qu'est-ce qu'elle était belle. Juste pour ça, il n'avait plus envie de se défoncer. Juste pour la regarder, elle, naturelle et splendide. Il l'aimait, vraiment. Son meilleur pote était son frère et, il avait pu être depuis toujours à ses côtés. Il avait craqué pour elle il y a, exactement deux ans et un jour. Le jour où il avait fait l'amour avec elle. C'était assurément, le plus beau jour de sa vie. Il avait eu le déclic. Ils étaient affreusement bourrés tout les deux, et, dans un moment de folie, ils s'étaient embrassés comme ça, dans une immense chambre d'hôtel, dans l'immeuble où avait lieu la plus grosse fiesta de l'année. Et, le lendemain et les jours qui suivirent, ils n'en reparlèrent pas. Jamais. Et, il n'y avait aucun malaise entre eux. Avant que cet idiot de frère s'en aille, ils étaient inséparables et il s'était juré avec lui que personne ne détruirait Lilly. Personne, quitte à en perdre la vie. Ou du moins, la risquer. Mais, voilà, 2 ans, qu'il n'avait eu aucune nouvelle de lui. Mais, il avait continué ce deal tout seul. Et, s'était haï quand il avait été chopé, car, pendant trois mois, il s'était inquiété tous les jours, toutes les heures, pour la fille qu'il voulait depuis toujours.
« Killing the name »
Il arrivait à son niveau, elle leva les yeux vers lui. Un immense sourire apparut sur son visage. Elle était vraiment la fille la plus heureuse de la Terre, à cet instant précis. Elle se leva, appuya sa tête contre son torse et l'enlaça très fort. Lui, toujours aussi taquin lui sortit :
« Ça sert à rien que tu y mettes toutes tes forces : je sens rien.»
Elle lui asséna un gros coup de point dans l'épaule, que lui, il sentit.
« Putain!
- Je suis contente de te revoir, dit-elle tout simplement, sans une pointe d'euphorie dans la voix. Aussi posée que d'habitude.
- Tu m'as l'air très heureuse. Je vois que trois mois sans moi, ça t'as réussi.
- Je me suis débrouillée, ouais. Mais, Louis est de retour. »
A cet instant, elle comprit que la joie l'avait submergé. Putain, c'était un secret. Entre elle et son frère. Il annoncerait son grand retour une fois qu'il sera complètement rétablie, inventant une histoire à la con. Du genre, «J'ai fait deux années en France, chez mon père.» Tout le monde sera surpris, les filles envieuses et le tour est joué. Oui, en plus, d'être fêtard, il était aussi très sur de lui. Il pouvait. C'était sa sœur au masculin. Donc, je vous laisse imaginer. Le visage d'Hugo s'illumina. Il tenait les mains d'Elle et son frère était revenu. Ça voulait dire que tout redeviendrait comme avant. T'enflammes pas, vieux.
« Oh »
«QUUUUUUUUUUOI? Lou' est là? Où, putain? Depuis quand? Il était où? Comment il va?
- Héé, répondit-elle dans un sourire. Ouais, il est là. Dans un immeuble. Depuis, ce matin. Il va..»
Elle s'arrêta, mal à l'aise et se rendit compte qu'elle avait oublié de lui poser toutes ces questions. Pourquoi était-il parti? Qu'est-ce qu'il lui était arrivé, au juste? Elle ravala sa salive, releva la tête. Ses yeux gris étaient emplis de larmes.
«Il va bien. Maintenant.» Et elle sourit, pour, la 100ième fois de la journée, au moins.
Elle tendit son portable. Un SMS de son frère était affiché sur l'écran. C'était des bonnes nouvelles, mais, Hugo comprit. Immédiatement. Il savait que ce texto lui était adressé. Il ignorait par quel moyen Louis savait qu'il était en ville, mais, dans un éclair, il serra bien fort la main de Lilly, qui fut, assez surprise. Il fallait qu'à son tour, il risque sa vie, pour elle. Il avait peur, très peur, mais, c'était pour elle. Avec une voix entremêlées d'inquiétude et de bonheur, il lui demanda si elle l'aimait.
«Oui. Depuis toujours. A jamais.»
Sur ce, ils partirent. Bizarrement vite.
11 août 2008
« You're gonna say Yeah »
Three months later.
Cela faisait déjà un mois que Louis était de nouveau en forme. Quant à Hugo, il allait bien. Cela l'avait toujours surprise quand il lui avait demandé si elle l'aimait. Et puis, il l'avait emmené dans un endroit plutôt froid et inquiétant. Il avait passé un ou deux coups de fils, et était réapparu le sourire aux lèvres. Lilly n'avait jamais compris, mais, elle n'avait pas posé de questions. Elle n'aimait pas en poser, de toute façon. Enfin, la vie avait repris son cours normal. Tout le monde était très heureux de revoir Louis, et à la prime, les fêtes étaient de nouveau super cools. L'ambiance était à son beau fixe, grâce à lui. Hugo et Lilly étaient devenus de plus en plus inséparables. Ils s'aimaient, mais ne se l'avouaient pas. Lilly avait repoussé Hugo, une fois pendant ces deux derniers mois. Elle l'avait embrassé sur la joue et avait fait son célèbre sourire qui voulait tout dire. Il avait baissé la tête. Il savait que c'était le seul moyen de la protéger. Mais, Lilly ne voulait, absolument pas, sortir avec son «frère».
Les fêtes s'enchaînaient, et elle rentrait rarement bourré. Elle s'éclipsait, encore et toujours avec Hugo, et ils parlaient, toute la nuit, avec pour seule compagnie, une bouteille de champagne et un paquet de clope. Elle pensait que c'était ça le bonheur. Elle était de plus en plus sobre, ne touchait plus à la drogue et s'intéressait de plus en plus à la culture. Elle faisait quasi tous les concerts, toujours accompagnée de son frère. C'était l'éclate totale. Elle semblait intouchable. Sa vie était parfaite.
Un soir, pendant un concert, elle croisa le regard d'un mec. Blond, grand, ultra stylé. Et, merde. C'était bien lui. Son mec idéal.
« L'enfant prodige »
Le concert venait de commencer. Elle jeta un coup d'œil furtif à son frère et remarqua qu'il fixait ce jeune homme blond, là-bas. Elle se mit devant lui et lui demanda ce qui n'allait pas.
« Lui, là-bas. Il te regarde..avec insistance. J'aime pas ça.
- Allez, frérot, va pécho. Celui-là, c'est pour moi. »
Il aborda un sourire crispé. Après tout, il pouvait la laisser une soirée seule avec un nouveau mec. C'est pas comme si il allait la violer ou la droguer. Elle saurait riposter si elle n'avait pas envie, il l'a connaissait parfaitement bien et il savait de quoi elle était capable. Il la poussa en avant, sa façon à lui de lui dire «Merde». Elle avança d'une démarche assurée vers lui, le fixant, n'ayant peur de rien. Elle ne se trouvait pas jolie - alors que pourtant, elle était magnifique - mais elle savait qu'elle avait de la magie; elle savait que trop bien, qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait du cœur d'un homme. N'importe lequel. Celui ci la regardait, comme avait dit son frère, avec insistance. Il avait un demi-sourire qui cachait mal ses intentions. Tant pis. Il lui plaisait. Dangereusement beaucoup.
Ils étaient maintenant face à face, très près l'un de l'autre. Il s'approcha de son oreille, décidant que ce serait lui qui dominerait ce soir. «Le bar en face.» Ça amusait beaucoup Lilly. D'ailleurs, quand il lui dit ça, elle ria carrément. Il passa à côté d'elle, la frôlant brusquement. Elle ne bougea pas, aspira une grande bouffée d'air et se retourna après de longues minutes. Oh, et puis, merde. Elle était à un concert, elle décida alors d'y rester un petit moment, rien que de le faire patienté. Son frère était déjà bien entouré. Elle sourit. Elle s'éclata vraiment, et se rendit compte que cela faisait bientôt une heure que ce mystérieux homme était partit. Elle sortit de la salle, et de l'autre côté de la rue, une clope à la main, adossé au mur, il l'attendait. Il avait l'air vraiment énervé, et ce n'était pas qu'un air. Elle rigola. Son rire enfantin parvint à ses oreilles, il souleva la tête, la vit et son visage retrouva un aspect beaucoup plus rayonnant.
12 août 2008
« Feeling Better »
Elle traversa la rue, sans faire attention aux voitures qui circulaient. Une ou deux klaxonnèrent, la dévisageaient, elle s'excusait. Lilly arriva face à lui, et le fixa comme il y a une heure avant. Il n'arriva pas à la regarder aussi longtemps qu'elle. Il lui dit juste, après quelques secondes de silence : «Tu sais te faire attendre». Mon Dieu, sa voix. Sa voix, sa voix. Elle était atrocement sexy mais.. Elle prit son paquet de clope dans la poche de sa veste Pépé Jeans, et lui demanda qu'il l'allume. Il s'exécuta. Elle tira une taffe et se mit contre le mur. En une seconde étrangement vite, il avait un bras à côté d'elle et la dominait de toute sa grandeur. Il approcha son visage du sien, feignant de l'embrasser. Elle ne ressentit rien. Elle pouvait alors jouer avec lui, comme elle aimait tant. Mais, pour la première fois de sa vie, elle eut peur. Peur de lui, peur de son «don». C'était le risque de vouloir vivre comme une déjantée.
Elle le repoussa, gentiment mais sèchement, néanmoins. Elle ria encore une fois, d'un rire franc. Elle était nerveuse, putain! Elle retrouva son sang froid en le regardant avec froideur. Tout se jouait avec les yeux. Il la regarda, tête penchée, se demandant qui elle était vraiment. Elle l'intriguait beaucoup. Lui aussi, avait envie de jouer avec elle. Normalement, les filles, il les baisent comme ça, sans rien demander d'autre mais elle.. c'était différent. Et puis, elle ne lui tombait pas dans les bras, à moitié bourrée comme toutes les autres minettes. Mais, elle mit fin à ses pensées. Son téléphone sonna. «Merde, mon frère», pensa-t-elle. Elle décrocha en murmurant un petit :
« Oui?
-T'es où,là?
-Je ne sais pas vraiment. Près d'un bar.
-Avec qui?
-Lui.
-On rentre.
-Nan. TU rentres. Bye.»
Elle raccrocha. Son frère de l'autre côté de la rue, tapa dans le mur, de rage. «Meeeerde», murmura-t-il. Hugo allait le tuer, mais, il ne pouvait la ramener de force chez eux. Et puis, ce mec, il avait l'air.. Bien. Ouais, juste bien. Mais, il en avait l'air. Pourtant, l'inquiétude le rongea, et si.. Bordel. Après tout, il fallait un peu qu'elle se débrouille un peu toute seule, non ?
« 15 Minutes »
Assis à la seule table du minuscule Bar où ils étaient, elle sirotait un thé glacé. Lui, une bière sur la table et une clope à la main, comme toujours, se regardaient en souriant. Elle brisa le silence, en première.
« Alors, tu t'appelles comment?
- Dorian Gray.*
- Vraiment ? Tu ne peux pas être aussi malin que lui. Et, je ne suis pas Sybil Vane*.»
Il eut un petit sourire crispé qu'elle vu aussitôt. Ce mec était vraiment flippant, mais, plus elle le chargeait, plus, il devait dangereux, et plus, ça l'excitait. Elle irait jusqu'au bout. Quant à lui, il se dit qu'elle était beaucoup plus intelligente qu'elle le paraissait, et qu'elle lui plaisait de plus en plus. Sous cette ampoule défaillante, elle était, même sublime. Presque parfaite, elle avait l'air d'un ange. Et, il aimait à croire cette idée. Il ne lui ferait pas de mal, pas à elle. Il ne pouvait la corrompre, non, pas, elle. Mais..FUCK!
« Julian. C'est Julian.
- Enchantée.
- Et toi, on t'appelle comment ?
- Lilly.
- C'est super joli, Lilly. »
En fait, il était super timide, et elle, débordait de confiance en elle. Ça allait être tellement amusant. Elle jubilait. Elle se leva d'un bond, le tira par la manche, et il l'a suivi. Un homme très élégant, bien propre sur lui, prit Lilly dans un coin et lui glissa dans l'oreille «Fais TRÈS attention, surtout avec lui. Tu as beau être très jolie, intouchable et sure de toi. Lui, y est beaucoup plus. Il est dangereux. Très. Il est pire que celui qu'il prétend être.» Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale. Pire que Dorian Gray?* elle chancela. Julian l'a rattrapa. Ce mec, là-bas, il le haïssait. Elle se fourra au creux de ses bras, et retint ses larmes. C'était si difficile de faire la dure. Mais, elle avait l'habitude de se fourrer dans les emmerdes. Pourquoi allait-elle arrêter sous prétexte que lui, l'être le plus parfait qu'elle n'ait jamais rencontré, était dangereux?
* Le portrait de Dorian Gray - Oscar Wilde.
Un classique. Dédicace à Helloïse, j'en profite ;) .